Dimanche 17 Novembre 2019
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Equipements sportifs

L’infrastructure sportive dans la Région de Tanger-Tétouan est composée de 57 unités selon les statistiques de l’année 2006. Cette infrastructure inclut une salle couverte pour les sports collectifs (à Tanger), des clubs de sports équestres et de yachting, le club royal de tir de Tanger ainsi que des terrains de sports individuels et collectifs : golf, cricket, football, basketball…Les équipements relatifs à ces deux derniers sports représentent 56 % du total des équipements sportifs de la région.

La région de Taza – Al Hoceima – Taounate comptait quant à elle 67 unités selon les statistiques de l’année 2009 dont plus de la moitié étaient localisés dans la province d’Al Hoceima. Les terrains de football et de basketball représentent comme pour la région de Tanger-Tétouan près de 56% du total.

Dans le cadre de la politique du développement des infrastructures sportives aux normes internationales et du développement du secteur sportif s’inscrit la construction et l’inauguration du grand stade de Tanger en 2011 d’une capacité de 45 000 places et équipé selon les normes internationales ainsi que le lancement ou la réalisation de plusieurs autres projets d’envergure (complexes omnisports) et d’équipements de proximité (terrains et espaces sportifs).

Infrastructures culturelles

Le patrimoine des régions du nord est important à travers les médinas de plusieurs villes du nord qui abritent mosquées centenaires et patrimoine architectural ancestral, les vestiges historiques antiques (Tamuda, Lixus, Cotta, Kouass, etc.) et médiévaux (Ksar As Sghir, Belyounech, etc.) ainsi qu’à travers les pratiques culturelles, coutumes et savoir-faire artisanaux des populations se retrouvant tant dans les médinas traditionnelles que dans le pays montagnard (culture Jballa).

En matière d’infrastructure culturelle et au vu de leur patrimoine historique, architectural et urbain, les régions du Nord disposent de plusieurs bibliothèques publiques, de centres culturels étrangers, de musées, de lieux d’expositions d’articles d’artisanat, des maisons de culture…

Les musées de la Kasbah (Dar El Makhzen) à Tanger, le musée archéologique de Tétouan, ethnographique de Chefchaouen, les bibliothèques de Tétouan ou d’Assilah et archives privés Daoudiya, Bennouna, Torrès à Tétouan, les complexes culturels et la maison de culture à Larache et Fnidek sont autant d’exemples de ces infrastructures.

Musée « Dar-Al- Makhzen »

Le Palais de la Kasbah dit " Dar-Al- Makhzen » ou Palais du Sultan, occupe la partie Est de la Kasbah de Tanger. De part sa position stratégique, le site avoisinant le palais aurait été utilisé par les Carthaginois et les Romains.

Le palais de la Kasbah est l'oeuvre de Ahmed Ben Ali, fils du Caïd Ali Ben Abdellah El Hamani Errifi, qui chassa l'occupant Anglais en 1684. Une inscription de fondation ciselée dans le revêtement mural en zellige de la « Qobbat dar el Boukhari », nous donne la date de 1151 de l'hégire soit 1737-1738 ap. J.-C. Depuis, ce monument constitue le siège du pouvoir et le symbole de l'autorité locale. Le bâtiment a connu plusieurs restructurations sous les règnes des sultans Moulay Sliman et Moulay Hassan Ier. Au nombre de ces modifications nous citons la construction de la grande porte des jardins appelée « Riad Es-Soultan » dans la partie nord-ouest, datée de 1306 de l'hégire. En l'an 1922, le palais de la Kasbah a été transformé en Musée.

Par son programme architectural et sa composition, ce monument s'insère dans le type des demeures seigneuriales marocaines dont la cour à ciel libre, le grand jardin, et la distinction entre espace privé et espace public sont les principales caractéristiques. Le style de la décoration est typiquement marocain : revêtement en zellige, plâtre ciselé, coupole en bois peint ou sculpté. Cependant, les colonnes galbées et les chapiteaux composites en marbre blanc qui ornent le grand patio, sont des éléments européens.

L'exposition permanente

Le musée de la Kasbah recompose les aspects majeurs de la culture matérielle de la ville de Tanger et de sa région. L'exposition se décline en trois sections organisées en fonction d'un parcours qui respecte l'architecture du Palais.

La première salle, couverte par une coupole dodécagonale, est appelée, « Bit el Mal » : trésorerie. Elle conserve toujours une lourde caisse en bois de cèdre renforcée de ferrures, faisant office d'ancien coffre fort. Ensuite, une projection permanente illustre la situation géographique des principaux sites archéologiques ayant livré les objets exposés.

Autour d'un magnifique patio central, à colonnes en marbre blanc ornées de chapiteaux composites, plusieurs salles s'organisent et offrent un éventail d'objets évoquant l'histoire matérielle de Tanger et de son arrière pays depuis la préhistoire jusqu'au XIXème siècle : un outillage lithique et osseux, des céramiques, des bijoux en argent de tradition phénicienne, des amulettes, des colliers en argent, et des coquilles d'oeuf d'autruche décorées .etc.

La salle qui correspond à la période de la romanisation comporte notamment des céramiques, des bijoux en ivoire, ou des exemples de verrerie romaine.

La grande coupole, ou « Koubba K'bira », est une salle meublée de zelliges, et décorée de plâtre sculpté et de bois de cèdre sculpté et peint au plafond. Elle expose un manuscrit de Coran doré et enluminé datant du XIIIème siècle ainsi que des enluminures et des écritoires.

Les salles de 5 à 7 sont consacrées à la période musulmane : des fragments de revêtement de zellige, des frises en bois de cèdre sculptées et ornées d'inscriptions coufiques rehaussées de décors floraux, des vases en céramique ou des pièces de monnaies. La visite du premier patio se termine par une exposition d'œuvres datant de la période Alaouite : manuscrit doré et enluminé de reliures, des pièces de monnaies, un lustre en cuivre jaune et des armes à feu.

Le jardin « Riad As Sultan » de style maroco-andalou, est doté d'une fontaine, et abrite une exposition à ciel libre d'une collection lapidaire (des chapiteaux en marbre et margelles de puit) et des canons.

Infrastructure socioculturelles, de protection sociale et de la jeunesse
     
En ce qui concerne les activités du secteur de la jeunesse et sports, elles concernent notamment les maisons de jeunes qui sont des centres socioculturels et sportifs adressés essentiellement à une population jeune, les foyers féminins, où sont dispensés des cours de formation professionnelle, d’initiation à la confection, de coupe, etc. ainsi que des cours d’alphabétisation ou encore les centres d’accueil ou les jardins d’enfants.

La région de Tanger-Tétouan comptait à ce titre -en 2006- 21 maisons de jeunes, 23 foyers féminins et 19 jardins d’enfants et 4 centres d’accueil. La région de Taza – Al Hoceima – Taounate comptait quant à elle selon les statistiques de l’année 2008 et 2008-2009, 30 maisons de jeunes, 26 foyers féminins, 29 jardins d’enfants et 2 centres d’accueil.

En ce qui concerne, les activités du secteur de l’entraide nationale, elles concernent plusieurs institutions sociales et éducatives qui sont censées constituer un appareil pour la protection des catégories de la population connaissant des conditions de vie difficiles, comme la pauvreté, l’orphelinat, le troisième âge, l’handicap ou le veuvage. Ces institutions incluent notamment les établissements de protection sociale qui ont pour but de donner un foyer à ceux qui n’en ont pas et assurer la scolarisation des enfants dans le public, les centres d’éducation et de formation créés essentiellement pour absorber les déperditions scolaires, les jardins d’enfants, les centres de formation professionnelle auxquelles s’ajoutent des activités à caractère social tels que la distribution des produits alimentaires aux nécessiteux (farine et huile essentiellement).

A ce titre, la région de Tanger-Tétouan comptait en 2006 45 établissements de protection sociale, 88 centres d’éducation et de formation, 34 jardins d’enfants et 6 centres de formation professionnelle. La région de Taza – Al Hoceima – Taounate comptait quant à elle selon les statistiques de l’année 2008, 73 établissements de protection sociale, 47 centres d’éducation et de formation, 21 jardins d’enfants et 8 centres de formation professionnelle.

Initiative Nationale pour le Développement Humain

Les projets à caractère social et socioculturel ont connu une dynamique importante durant ces dernières années dans le cadre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain.

L’INDH est un programme ciblé qui s’inscrit dans une vision globale du développement social et humain qui vise notamment, pour la période 2006-2010, la réduction de la pauvreté dans 360 communes rurales au niveau du Maroc qui ont un taux de pauvreté élevé et 250 quartiers urbains où les conditions d’exclusion sociale sont aiguës.

Dans la première phase (2006-2010) de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), la région de Taza – Al Hoceima –Taounate devait bénéficier d'une enveloppe de 289 millions de DH et celle de Tanger-Tétouan de 612 millions de DH.

Ces enveloppes ont été prévues pour la réalisation des programmes de lutte contre la pauvreté, la marginalisation et l'exclusion sociale. Les projets INDH se sont intéressés notamment à la santé (réhabilitation et extension du réseau des établissements de soins de santé de base), l'amélioration des services socio-éducatifs, la stimulation des Activités Génératrices de Revenu en milieu rural et l'appui à l'accès à l'éducation.